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Deuxième semestre 2014

 

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Parions sur la jeunesse

Le vers est dans le fruit, le verre est à moitié vide?

Les indicateurs économiques à propos de la jeunesse devraient nous alerter. Ils nous montrent que des générations entières sont impactées par le chômage. Une des conséquences est que bon nombre de jeunes ont intégré l’idée qu’ils ne pourront rien faire, qu’il n’y a pas de place pour eux dans notre société et qu’ils n’arriveront pas à s’y rendre utile.

D'autres indicateurs devraient également nous alarmer ; ils nous parlent de santé psychique et de vulnérabilité. Nous, Français, sommes soumis à un phénomène de dépression massive, de manque d'estime de soi. Deux catégories de personnes sont particulièrement touchées : les plus âgés et les jeunes. Si nous sommes convaincus qu'il y a une sémantique particulière chez les personnes âgées et très certainement des mesures correctives à inventer pour aider face aux effets de la perte d'autonomie et la dégradation de la santé… en ce qui concerne les jeunes, un tel constat force à s'interroger sur la manière dont ils sont considérés et traités : la manière dont nous traitons notre avenir, notre société en devenir.

Des quantités d'autres signaux inquiétants sont visibles au quotidien : les programmes au rabais d'une certaine télévision, qui valorisent la réussite individuelle, la performance, le narcissisme et la trahison… n’ont jamais été autant suivis par les Français et le public jeunes en particulier.  On peut mentionner également les jeux vidéo, parfois utilisés sans modération et sans qu'aucune attention ne soit portée aux indicateurs de compatibilité liés à l'âge. Les publicités pour les jeux vidéo indiquent fréquemment "pegi 12 ou pegi 16" mais quel parent connaît la signification du système "pegi" ?

Bien souvent, l'exposition précoce à la violence interactive "virtuelle" et le mésusage de tels jeux peut perturber des repères ou entraîner vers des formes de troubles. Dans le meilleur des cas, le temps excessif qui leur est consacré ne permet pas de développer de la culture… Or, ces phénomènes se sont installés, non en raison d'une "démission de la famille", mais parce que le critère "d'excitation ressentie" s'est progressivement imposé en son sein, opérant une synthèse des nouvelles manières de vivre liées à la société d'abondance : individualisme, consumérisme, recherche du plaisir plus que du sens, insatisfaction permanente… Tout cela n'explique sans doute pas le comment et le pourquoi des familles entières ont leur regard rivé sur leurs boîtes à images. Quoi qu'il en soit, ces consommations qui n'attisent que bêtise et violence sont les nôtres. C'est nous qui les avons fabriquées, qui les exposons et les imposons à nos jeunes. Au minimum, nous les laissons se répandre et se développer. 

C'est la partie "à moitié vide du verre", mais fort heureusement, il y a une partie à moitié pleine et nous espérons bien qu'elle est en train de prendre le dessus. 

Le verre est à moitié plein! 

Chacun peut observer quotidiennement des initiatives à encourager, porteuses d'espoir en la jeunesse.

Le service civique volontaire tout d’abord. Il permet à des jeunes de vivre une expérience proche des conditions d'une expérience professionnelle tout en se formant. En prenant une place dans la durée au sein d’une équipe de travail, ceux-ci trouvent du sens dans leur action, développent des compétences et des savoir-faire, se fixent une orientation plus sûre et forment des projets.

L'économie collaborative, ensuite. Développée par la jeunesse du monde entier grâce aux technologies modernes, elle envahit tous les domaines de la vie courante : les loisirs, l’hébergement, le transport, la gestion de projet, la mobilisation… Elle remet en cause, avec beaucoup de créativité, des modèles consuméristes qu'on croyait inéluctables.

Le sursaut écologique, enfin. Nombreux sont les jeunes sensibles aux questions d'écologie, soucieux de laisser un monde habitable aux générations futures. De ce point de vue, on peut constater que les systèmes éducatifs ont réussi un pari impossible, là où de nombreuses organisations - des institutions politiques aux entreprises capitalistiques - ont très vite atteint leurs limites et se sont heurtées à leurs propres contradictions. 

Ces constats et bien d'autres nous incitent à parier sur la jeunesse. Il y a là une nécessité mais aussi un choix d'engagement dans l'avenir. Chaque génération qui succède à une autre porte quelque chose de meilleur, de plus léger et de plus éloigné des violences fondatrices, à la condition qu'elle ne soient pas plongées à nouveau dans des guerres inextricables. 

Le potentiel est là : chez les jeunes ! Nous, acteurs sociaux, citoyens, institutions engagées dans la marche de notre société, devons être attentifs à créer et maintenir des espaces pour permettre à ces mêmes jeunes d'aller vers leur potentiel, de s'exprimer, de prendre une autre place et du pouvoir dans le monde, au-delà du mode "pilotage automatique". Il va nous falloir tous ensemble tirer très fort sur "le manche à balai" pour infléchir la direction et viser un nouveau cap!

Sortons de l'endormissement et des illusions faciles, et lançons, relançons des actions et créons des espaces pour que les jeunes puissent essayer, expérimenter, prendre en charge...

La créativité de la jeunesse n'est pas un vain mot, sa capacité à accéder progressivement aux responsabilités est fiable. Il suffit pour cela de miser sur elle, de lui faire confiance en lui cédant la place, ce qui ne revient pas à l'abandonner car l'accompagnement est nécessaire.

Aujourd'hui, nous avons progressivement compris et intégré l'idée que nous ne pourrons pas relancer un développement économique tel que celui des "30 glorieuses". Il va falloir sérieusement se poser la question de partager le travail ; le partager avec les jeunes générations.

Les différentes institutions de notre pays ont fait une priorité de l'action en direction de la jeunesse. A nous de porter cette priorité dans les actes en faisant confiance aux nouvelles générations, en leur donnant une vraie place, et en les associant à ce qui les concerne au premier chef : l'avenir.

 

 

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Une action en direction des jeunes

Quelle place pour les jeunes en milieu rural?

Le Crefad Auvergne tente de mobiliser les habitants des territoires de l'ouest du Puy de Dôme sur la question de la place des jeunes en milieu rural AVEC les jeunes. Il s'agit dans un premier temps de définir les envies et problématiques des jeunes sur le territoire du Parc des volcans puis de constituer un groupe de jeunes qui puisse être force de proposition pour partir voir ce qu'il se passe ailleurs... au Québec.

Deux rencontres ont eu lieu récemment à Saint-Pierre Roche puis Besse et St Anastaise et il est toujours possible de rejoindre ce groupe de travail.

 

 

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Formations
pour acteurs sociaux et citoyens

 

 

Comme chaque année à cette période, depuis 8 ans, nous déclinons l'ensemble de nos compétences au sein d'un catalogue où sont proposées des actions de formation d'un format relativement court, utilisables par les individus (dans le cadre du DIF, par exemple) les structures associatives, entreprises et admnistrations (dans le cadre des plans de formation internes) pour traiter leurs besoins d'adaptation et de compétences nouvelles.

Certaines formations ont déjà été réalisées dans le passé et nous sont régulièrement redemandées ; d'autres sont mises en oeuvre pour la première fois (c'est le cas pour plusieurs en 2015).

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Les formations de notre programme dans les 3 prochains mois

Introduire les outils de la coopération dans les méthodes d’animation

13, 14, 15 octobre 2014

Promouvoir une structure ou une activité à l'aide d'outils de communication adaptés

20, 21 et 22 octobre 2014

Approfondissement aux outils de la coopération dans les méthodes d'animation

23 et 24 octobre 2014

Apprendre à développer ses idées en s’entraînant à combiner méthodologie de pensée et techniques de facilitation graphique

3, 4, 5 novembre 2014

Apprendre à évaluer pour redonner du sens - Comment évaluer ses actions pour développer leur efficacité, comment sortir de la contrainte pour développer son autonomie?

17, 18 et 19 novembre 2014

Initiation à l'écoute active

24, 25, 26 novembre 2014

Lire plus efficacement

1, 2 et 3 décembre 2014

 

 

Il nous reste des places. Renseignez-vous pour connaître les conditions de participation et tarifs adaptés à votre situation.

Si vous êtes salarié, ces formations peuvent être suivies dans le cadre de votre plan de formation ou au titre du DIF.

Des modalités tarifaires spécifiques ont été aménagées à l'intention des bénévoles associatifs, des personnes en service civique ainsi que des citoyens engagés dans des activités d'utilité sociale, afin qu'un coût de formation raisonnable permette de participer lorsqu'aucun financement n'est possible.

Retrouvez informations détaillées et conditions de participation sur notre site dédié aux formations

Pour tout renseignement, contactez notre secrétariat par téléphone (04 73 31 50 45) ou courriel secretariat(arobase)crefadauvergne.org

 

 

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Point d'Appui à la Vie associative - Ouest Puy-de-Dôme

Soutien à la vie associative

Trouver des réponses à ses questions en tant que responsable associatif

Pour relancer la dynamique d'appui, d'information et de formation pour tout bénévole associatif dans l'Ouest du département (Sancy-Combrailles), nous allons démarrer sur la communauté de communes de Rochefort-Montagne par un APERO ASSOCIATIF le jeudi 25 septembre, à 20h, à la salle des fêtes de St Pierre-Roche.

Ce sera l'occasion de faire connaissance, partager les événements de l'année à venir et échanger sur les besoins des associations en termes d'information et de formation.

D'autres temps seront proposés à l'automne et vous pouvez aussi contacter Catherine Duray par mail pour toute question: duray(at)crefad.info

Cette action est soutenue par le programme européen LEADER porté par le PNR des Volcans d'Auvergne, la DRJSCS Auvergne et la DDCS du Puy-de-Dôme.

 

 

 

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Travail des idées

Se cultiver pour agir

Groupe de co-formation "se cultiver pour agir""

Le groupe de co-formation redémarre ses activités avec une première séance AUTOUR DES PEDAGOGIES : nos manières de transmettre, d'accompagner, de former... en tant que parents, militants, responsables, formateurs, animateurs... Nous plongerons dans des petits documentaires pour alimenter questions et réflexions.

Cette séance aura lieu le SAMEDI 4 OCTOBRE 2014 de 9h30 à 15h30, dans les locaux du CREFAD Auvergne - repas tiré des sacs - Participation libre et gratuite mais vous pouvez adhérer à l'association -

Renseignements et inscription : duray(at)crefad.info

Vous pouvez aussi noter la deuxième date de l'automne : SAMEDI 15 NOVEMBRE, la thématique sera à préciser avec les participants.

Ateliers

Des ateliers de cartographie sociale

Tout l'automne seront proposés des ateliers ouverts à tous pour faire le lien entre notre vie sur le territoire et le territoire représenté par une ou plusieurs cartes. Il s'agit de partager et changer nos regards sur ce qui nous environne dans le quotidien : des paysages aux lieux publics, des voisins aux commerces, des sentiers aux gymnases, des fêtes aux forêts, des ponts aux coins à champignons, des trajets quotidiens aux rivières... Plusieurs supports seront proposés pour échanger et construire des nouvelles cartes du territoire présentant nos sensibilités et subjectivités collectives.

 

Ces ateliers se dérouleront :

- le jeudi 16 Octobre (soirée) : introduction et découverte

- le mardi 28 Octobre (soirée)

- le samedi 15 Novembre (après-midi)

- le samedi 6 Décembre (après-midi)

- le mardi 16 Décembre (soirée)

 

Ils auront lieu dans les locaux du CREFAD Auvergne à SAINT-PIERRE ROCHE, lieu-dit Prades.

Participation libre et gratuite mais vous pouvez adhérer à l'association - Renseignements et inscription : secretariat(at)crefadauvergne.org

Cette action est soutenue par le programme européen LEADER porté par le PNR des Volcans d'Auvergne, la DRJSCS Auvergne et la DDCS du Puy-de-Dôme.

Rencontres du réseau des Crefad

Des-illusions lucides

Le Réseau des Crefad organise ses Rencontres Formation pour apprendre à questionner nos pratiques. Les prochaines auront lieu du 27 au 29 Novembre 2014 à Le Bessat (Loire).

L'illusion est-elle devenue réalité ? La magie technologique, informative, numérique, mécaniste, organisationnelle est-elle notre monde réel ? Nous berçons-nous d'illusion démocratique ? Trois jours pour se questionner collectivement sur nos propres illusions, celles qui nous bercent et dont nous nous accommodons plus ou moins.

Des débats, des ateliers, des à-côtés, des interventions... pour échanger, apprendre, s'interroger, s'étonner.

 

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Agriculture - milieu rural

Formations agrirurales

Afin de faciliter l'installation de nouveaux agriculteurs mais aussi la transmission par les agriculteurs en place à de nouveaux paysans, le Crefad Auvergne, avec le Celavar Auvergne, organise deux formations qui commenceront cet automne.

Mûrir son projet d'installation agrirurale.

14 journées de formation pour avancer concrètement dans son installation: projet, statuts, prévisionnels économiques, mais aussi diversification, foncier...

Démarrage le 20 octobre pour des sessions de formation de deux à trois jours tous les 15 jours environ. Tous les modules sont indépendants les uns des autres et peuvent être suivis à la carte.

Bâtir le projet de transmission de sa ferme.

5 journées de travail pour se poser les bonnes questions pour transmettre. Car transmettre sa ferme est avant tout un projet qu'il faut bâtir, et dont il faut appréhender, outre les dimensions économiques, fiscales et techniques, les dimensions humaines, tant du côté du cédant que de celui du repreneur.

Démarrage le 15 décembre pour des journées de formation espacées de 15 jours chacune environ.

 

Une initiative exceptionnelle

Le Poulailler est un cabaret rural qui devrait ouvrir début 2015 au lieu dit Piquat, sur la commune de St Pierre Roche dans le Puy-de-Dôme.

Porté d'abord par le Crefad Auvergne puis par une association qui s'est constituée autour d'une dynamique locale, il entend être un lieu convivial de rencontre et de culture POUR et PAR l’ensemble des habitants du territoire.

Soirées théâtre, soirées jeux, concerts de rock, de jazz ou de hip hop, soirées vidéo ou bœuf musical, soirées conte ou découverte du tricot… tout y sera possible pour les jeunes et les moins jeunes, les artistes et les artisans, les amateurs et les professionnels...

Des informations sont fréquemment mises à jour sur www.cabaretlepoulailler.fr

(L'émergence de ce projet est financée par le Fonds social européen et la Région Auvergne).

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FOCUS

En 2013, avec la Boutique d’initiatives Rurales, des femmes et des hommes se sont mobilisés pour faire vivre leur territoire
 

Pendant l'année 2013, à l'initiative d'un syndicat mixte, trois communautés de communes de montagne se sont mobilisées pour expérimenter une dynamique spécifique d'animation et d'accompagnement de porteurs de projet désireux de créer ou développer une activité sur leur territoire. Cette dynamique spécifique et adaptée aux conditions locales s'est construite avec le Crefad Auvergne, association et organisme de formation fort de 20 ans d'expériences en matière de développement socio-économique en milieu rural par son outil : boutique d'initiatives rurales.

Ce texte rassemble des enseignements tirés de cette expérimentation, des points remarquables, des réflexions, des pistes d'actions... nés des échanges fructueux d'un partenariat singulier : syndicat mixte, communautés de communes et association d'éducation populaire. Il est construit autour d'une dizaine de constats (ceux que nous avons collectés au cours de l'expérimentation) qui se révèlent être aussi des enjeux, sources de questionnements, de débats et pourquoi pas de pistes à retenir.

Enseignements tirés de cette riche expérience

On ne touche que les personnes que l'on connait déjà, mais on ne connait jamais tout le monde !

Quand on lance une action spécifique (ici des propositions d'accompagnement, de formation...), on constate (et regrette souvent) ne pas toucher de nouvelles personnes (au sens, personne que nous ne connaissons pas). Or, il n'existe pas de nouvelles personnes, il existe des personnes que nous ne connaissons pas, que nous ne côtoyons pas, avec qui nous n'avons pas eu de contact... Peu de personnes sont complètement isolées : telle personne est membre d'une association, telle autre est client régulier de la boulangerie, telle autre encore participe à la saison culturelle... mais ces implications ne sont pas inscrites automatiquement dans le réseau investi par la collectivité locale ou l'agent de développement en charge de l'économie.

Il y a donc un enjeu à identifier et faire se croiser les réseaux élargissant ainsi les possibles en matière d'information et de lien social.

Connais et anime ton territoire avec l'oeil du premier jour !

Les agents de développement arpentent l'espace et les réalités de leur territoire continuellement. C'est une force, une richesse pour envisager des actions ancrées, adaptées à ce territoire. Ce sont des connaissances sensibles (ils connaissent les gens, leurs activités, leurs contraintes...) et des connaissances plus rationnelles (démographie, situation économique, etc.). Ces deux types de connaissances sont indispensables tout en gardant un œil de curiosité, d'appétit, de non-jugement pour animer, proposer des espaces d'échanges impliquant les habitants, les porteurs de projet ou autre public que l'on souhaite mobiliser.

Ce travail d'animation des agents est crucial, il faut entendre animation au sens de faire du lien, de mobiliser, de faciliter l'accès, etc.

On oublie par quoi cela passe en particulier des « petites choses » : le téléphone, le contact direct, la relance, parfois aussi transporter, installer la salle de réunion et dans tous les cas, permettre la parole, être à l'écoute. Cette énumération est non exhaustive.

Le travail d'animer ne peut donc pas se résumer à communiquer sur une action ou inviter à une soirée, il s'appuie sur une connaissance fine des réalités du territoire, des personnes et/ou réseaux présents et sur des compétences de mise en lien, d'information, de facilitation de la prise de parole, la construction collective et toutes ces petites tâches souvent invisibles mais indispensables que sont le contact direct, le compte-rendu, l'appel téléphonique etc.

Des agents présents et qui se rendent disponibles

Chaque soirée, chaque rencontre avec les porteurs de projet constitue une opportunité pour la collectivité via ses agents de rendre visibles et accessibles ses compétences, missions et fonctionnements. L'intérêt principal réside dans l'écoute de ce qui sera échangé, questionné, proposé comme autant de matériaux de travail pour affiner, confronter un dispositif local par exemple.

Cette présence peut se faire sous multiples formes et n’a pas besoin d’être très longue : au moment du café du matin, à l'occasion du pique-nique, à la clôture de la journée, etc.

Cette présence permet de faire une visite sur le village, de présenter brièvement les missions de la communauté de communes, de proposer de nouveaux contacts ou informer sur la vie locale.

Prendre le temps plutôt que de courir après

-L’animation prend du temps

Si l'on s'efforce de distinguer l'urgent de l'important, il n'est pas possible de considérer la mobilisation, la relation aux porteurs de projets, la présence en différents lieux sans prendre du temps, se préserver un rapport au temps non totalement compressé ou rempli, laisser du creux et du vide pour ce qui va naître ou émerger.

De même que pour penser des suites, pouvoir rebondir sur des besoins qui ont été énoncés... il est nécessaire d’avoir l’esprit libre pour transformer ces idées en réel projet.

-L’animation sur du long terme

Par ailleurs, il faut penser à long terme, durer dans la proposition même si pendant trois ou quatre ans, « les résultats quantitatifs » ne seront pas à hauteur des espérances.

Il est indispensable de viser à long-terme et tenir dans le temps l’animation pour dynamiser, faire émerger, donner envie de, etc.

« Il n'y a pas de remède miracle ou de baguette magique ».

La richesse du travail à plusieurs

-Une animation coopérative

La diversité des partenaires par la coopération entre un syndicat mixte, des communautés de communes et une association d'éducation populaire a été d’une grande richesse tant dans le contenu que dans les formes.

Elle a été complémentaire :

- pour identifier plusieurs échelles d'actions et rendre visible les passerelles,

- pour permettre des allers-retours entre la connaissance fine du terrain et les enjeux à une échelle plus large en plongeant dans la réalité fine des problématiques des porteurs de projets, acteurs économiques ou habitants du territoire et en la mettant en perspective (oser sortir de sa vision de territoire pour un regard de plus haut ou à côté et inversement).

Elle a permis d’ouvrir le champ des possibles :

- pour permettre d'animer en sortant de la réunion dite traditionnelle pour éviter les jeux de rôles et de représentations,

- pour faciliter la prise de parole sans hiérarchie d'un participant « simple citoyen » par rapport à un « expert » ou un « élu ».

Elle a maintenu la souplesse nécessaire :

- pour adapter en permanence les outils et méthodes aux besoins et aux objectifs des territoires,

- pour adapter les propositions et l'accompagnement aux besoins exprimés par les participants,

- etc.

Il s'agit donc d'une relation partenariale où les intérêts de chacune des structures sont pris en compte tout en tenant les objectifs communs du projet. Cela s'est passé par des relations d'implication de chaque acteur, d'échanges dans un climat de confiance sans « condescendance » ou « subordination » ...

Les acteurs ont construit une relation d’interdépendance : il n’y a pas de réussite possible sans la mobilisation et l'action de chacun, chacun est au service des autres et de lui-même.

 

Un travail multi-territorial

La présence de trois communautés de communes très différentes dans leurs pratiques, dans leurs sensibilités, a été une réelle force. Elles ont ainsi pu échanger, partager des idées et actions, se questionner mutuellement. Bien qu’elles étaient a priori dans les mêmes dynamiques, ce travail a mis en exergue des différences qu'il était intéressant et enrichissant de faire relever (et ce n'est possible que par des tiers moins impliqués : échelon syndicat mixte ou association d’éducation populaire).

Notons néanmoins que des conditions doivent être réunies pour ce travail : une confiance, un soutien mutuel et du dialogue permanent entre les partenaires.

L’importance du « chemin emprunté » plus que point d’arrivée ?

Le processus, le chemin, les moyens sont tout aussi importants que les objectifs. Les résultats attendus ne peuvent qu'en être meilleurs... si on en prend soin.

Partir de ce que les gens sont, favoriser l’écoute, garantir la souplesse, le non-jugement, maintenir une posture d’accueil, la convivialité, animer les échanges, tous ces éléments n’ont a priori rien à voir avec la création d'activité ou d'entreprise. Ils constituent cependant les clefs de réussite pour installer un climat de confiance, permettant aux porteurs de projet de se mettre au travail, de confronter leur projet aux réalités socio-économiques d'un territoire.

Il faut faire confiance au processus et installer des rencontres de ce type régulièrement, il en naîtra toujours un projet. On parle ici de conditions d'émergence.

Les représentants du territoire...

L'idéal est toujours attendu dans la réalisation des actions. C'est un moteur, c'est une visée mais on ne peut pas construire les actions et encore moins leur évaluation uniquement sur cet idéal. On peut construire sur des objectifs que l'on cherche à atteindre. Mobiliser tous les acteurs du territoire et en particulier les élus était un idéal. Mobiliser est à entendre ici au sens d'élaborer, participer et évaluer avec les agents de développement, les porteurs de projets, les animateurs impliqués. Le bilan est mitigé sur cette opération.

Si l'on prend un exemple négatif d'abord, on sous-estime l'impact pour un nouvel arrivant ou un porteur de projet des phrases de type « ça ne marchera pas, c'est trop dur ici » ou « ça ne changera rien » ou « ce n'est pas de ça qu'on a besoin ici » quand elle est portée par un élu (qui porte la parole représentative d'une population locale).

Si l'on prend un exemple positif ensuite, la participation à une soirée d'échanges intitulée « être agriculteur, oui, mais pas seulement » à la fois d'élus locaux, de porteurs de projets, d'agriculteurs installés, de gens du coin, de l'enseignant du village, de retraités, d'agents ou animateurs, pour certains natifs du territoire et d'autres non, est un signe fort pour chacun : il est possible dans l'espace public de partager et confronter des points de vue, d'échanger sur des difficultés et élaborer des pistes de solutions sans jeux de rôles ou de pouvoir. La démocratie revêt une couleur plus vive à cette occasion par le dialogue installé et l'élaboration collective, complémentaire des temps de débats à l'occasion des élections par exemple.

Si l'on insiste sur la place des élus c'est aussi pour rappeler la place prépondérante dans ce type de dynamique pour légitimer l'action de la collectivité, pour symboliquement soutenir, être à l'écoute des initiatives du territoire.

Cela leur demande d'être présents avec les autres acteurs, sans jugement préalable, tout en étant dans leur rôle de liens, d'interpellations par rapport aux réalités du territoire.

Quelques derniers points divers : recherche de liens, échanges, ressources...

Il y a de l'appétit pour sortir de chez soi, aller à la rencontre, échanger, donner son avis sur... mais il faut des « prétextes » : une proposition de soirée d'échanges, de visite, de réunion...

La collectivité encore aujourd'hui n'est pas identifiée par les habitants, les porteurs de projet et même les acteurs économiques comme un acteur important sur la création – reprise d'entreprise. Or elle est un espace de ressource pour au moins sa connaissance du territoire, ses réalités socio-économiques, ses acteurs, ses contacts.

Hormis lorsqu’il y a l'influence d'une petite ville, les personnes ne savent pas vers qui se tourner pour trouver de la ressource (information). Les actions rendues publiques des collectivités en matière d'entreprises restent marquées : cela concerne l’accueil des personnes extérieures aux territoires (sessions d’accueil d’actifs) ou les outils techniques (ZAC ou pépinières) et apparaissent moins accessibles au salarié de l'artisan local qui veut monter sa boîte, au jeune qui après ses études veut revenir pour reprendre l'exploitation de ses parents, etc.

 

La Boutique d’initiatives rurales, en ce sens, a marqué un changement : il y a de la ressource possible sur le territoire, la création d'activité concerne aussi les habitants et acteurs économiques localement et la collectivité est en capacité de proposer un accompagnement (avec l'aide d'autres structures).

Ancrer cette dynamique dans le temps par des propositions régulières de rencontres, d'informations, de formations est un enjeu à tenir.

 

Le Crefad Auvergne est une association d’éducation populaire et organisme de formation basé à Clermont-Ferrand qui a pour buts : le partage et le développement de la culture, de l’éducation et des savoirs ; le développement de l’autonomie de pensée et d’action des individus et structures collectives, afin de permettre l’accès à la citoyenneté dans la perspective d’un monde plus juste et plus solidaire.

 

Vous êtes destinataire des informations diffusées par le CREFAD Auvergne (association d’éducation populaire membre du Réseau des Crefad. Nous vous remercions de votre attention et sommes ouverts à toute suggestion, proposition ou remarque que vous voudriez bien nous adresser.

Nous ne souhaitons pas utiliser l’outil de communication qu’est le courrier électronique de manière abusive, aussi, nous vous proposons dans chaque message la possibilité de vous retirer de cette liste de diffusion en cliquant sur ce lien (dans le cas où vous recevez ce message par le biais d'un logiciel de messagerie installé sur votre ordinateur). Si vous consultez vos messages par le web, envoyez-nous un courriel avec la mention : « désinscription lettre information » à l'adresse : communication(arobase)crefad.info

 

 

 

CREFAD Auvergne, association d'éducation populaire (Association loi de 1901 à but non lucratif),
membre du réseau des CREFAD,
organisme de formation déclaré sous le numéro 83630020463

http://www.crefadauvergne.org

9, rue sous les Augustins – 63 000 Clermont-Ferrand – Tél. 04 73 31 50 45 – Fax : 04 73 31 15 26
courriel : secretariatcrefadauvergne.org